SAMBA


SAMBA
SAMBA

SAMBA

Née au Brésil, cette danse de salon révèle sa double origine noire et créole. Le nom proviendrait d’un terme africain, semba , qui signifie «danse» chez les populations noires riveraines du Zambèze. La samba est écrite sur une mesure à 2/4, de tempo assez vif; elle comprend un groupe de trois valeurs syncopées sur le premier temps du chant (soprano); par son exécution, elle est proche de la rumba, bien que son rythme, discontinu et syncopé, soit nettement plus dynamique et plus rapide. Au Brésil, elle comporte plusieurs pas caractéristiques (dont le va e vien , le balao , la corta jaca ) et des variantes locales (Bahia, S ao Paulo, la carioca à Rio de Janeiro). Elle fut importée en France vers 1920. Darius Milhaud, qui a séjourné au Brésil, a écrit plusieurs sambas dans son œuvre, dont celle de Scaramouche (pour deux pianos); il ne cachait pas son admiration pour les compositeurs brésiliens de sambas, tels que Tupynamba et Ernesto Nazareth (1863-1934): «La richesse rythmique, la fantaisie indéfiniment renouvelée, la verve, l’entrain, l’invention mélodique d’une imagination prodigieuse, qui se trouvent dans chaque œuvre de ces deux maîtres, font de ces derniers la gloire et le joyau de l’art brésilien.»

samba [ sɑ̃(m)ba ] n. f.
• 1925, répandu v. 1945; mot brésilien
Danse d'origine brésilienne, sur un rythme à deux temps. Des rumbas et des sambas.

samba nom féminin (mot portugais du Brésil) Danse de salon, d'origine brésilienne, de rythme scandé, de mesure à 2/4 ; air sur lequel elle se danse.

samba
n. f. Danse populaire brésilienne sur un rythme à deux temps.
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samba
n. m. BOT Autre nom de l'obéché.
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samba
n. (Haïti) Compositeur de musiques populaires; auteur de chansons populaires.

⇒SAMBA, subst. fém.
Danse d'origine brésilienne à deux temps très marqués. Un pas en avant, un pas en arrière, c'est à peu près tout ce que le mot « samba » évoque pour le Français moyen. Il ne sait pas que des écoles de samba, il y en a autant que de quartiers populaires à Rio, c'est-à-dire une vingtaine (Le Nouvel Observateur, 13 déc. 1967, p. 32, col. 1).
P. méton. Air sur lequel elle se danse. Le Rouget, fils insolent de mécano, les mains dans les poches, sifflait une samba (ARNOUX, Suite var., 1925, p. 97). [La samba] fut importée en France en 1920. Darius Milhaud, qui a séjourné au Brésil, a écrit plusieurs sambas (Encyclop. univ. t. 20 1975, p. 1719).
Prononc. et Orth.:[], []. WARN. 1968, Lar. Lang. fr. []; ROB. 1985 []; MARTINET-WALTER 1973, 13/17 [], 3/17 []. Plur. des sambas. Étymol. et Hist. 1925 (ARNOUX, loc. cit.). Port. samba att. dep. 1890 (MORAIS d'apr. MACH.), prob. d'orig. africaine. BUARQUE propose le Kimboundou [langue bantoue de la côte Ouest de l'Afrique noire] semba « mouvement du ventre dans certaines danses ».

1. samba [sɑ̃mba] n. f.
ÉTYM. V. 1923, répandu après la guerre de 1939-1945; mot port. du Brésil, empr. à une langue africaine (cf. angl. zemba, 1885, samba, 1911).
Danse d'origine brésilienne, sur un rythme à deux temps. || Des rumbas et des sambas. || Danser la samba. || Le défilé annuel des écoles de samba, pendant le carnaval de Rio.
0 Le centre de gravité se trouve dans le bas du corps, la démarche ondulante, la samba coulée ne trouvent leur saveur que par l'abandon total des épaules, c'est la bunda qui fait tout le travail, les hanches, le bassin, afin d'avoir la samba no pé, la samba aux pieds. C'est à cela qu'on reconnaît les bonnes écoles de samba, celles qui ne font pas le carnaval de la tête (…) celles dont le pied vole sur le sol.
Henri Raillard, in Autrement, no 44, nov. 1982, p. 46.
REM. San-Antonio (Œ. compl., t. I, p. 258) emploie le verbe sambater.
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2. samba [sɑ̃ba] n. m.
ÉTYM. XXe (in Larousse, 1933); mot d'une langue africaine.
Techn. Bois africain, appelé aussi obéché.

Encyclopédie Universelle. 2012.